26 mai 2012
Les éleveurs français prennent très au sérieux leur boulot de gardien de l'enfer
Actuellement des millions de truies en Europe passent environ 300 jours par an dans des cases de gestation - dès le début de chaque grossesse jusqu'à la semaine avant la mise bas. Ces stalles métalliques individuelles posent de nombreux problèmes pour leur bien-être :
- sol en béton nu et caillebotis source de blessures, de douleurs, d’inconfort et empêchant un comportement normal de fouille ;
- espace insuffisant pour se retourner, faire plus d’un ou deux pas ou se coucher confortablement ;
- confinement source de stress et d’ennui pour ces animaux très sociaux.
Heureusement, l’interdiction des cases de gestation, hormis pendant les quatre premières semaines et la dernière semaine de gestation, entrera en vigueur le 1er Janvier 2013 dans toute l’UE. Il s'agit d'un remarquable pas en avant pour le bien-être de millions de truies.
Maheureusement, de forts doutes sont permis quant à l’application effective de la réglementation en France.
L’absence de chiffres officiels sur les conversions des exploitations augure mal du respect de la législation dans les délais, et d’après nos estimations basées sur le recoupement de différentes sources, 2 exploitations porcines françaises sur 3 ne seront pas aux normes d’ici le 31 décembre 2012, alors qu’elles ont eu plus de 11 ans pour s’y préparer !
Envoyez un message fort à Stéphane Le Foll, Ministre de l'agriculture, lui demandant de mettre en place les actions nécessaires pour que les exploitations porcines se mettent en conformité avec la nouvelle réglementation en temps et en heure.
Pour envoyez ce courrier (personnalisable à ta guise), c'est ici qu'il faut se rendre : http://action.ciwf.org.uk/ea-action/action?ea.client.id=1758&ea.campaign.id=14919
25 mai 2012
Nicole Bricq aura t-elle peur du loup elle aussi ?
Communiqué de l'association FERUS
FERUS s’étonne de la publication, le 10 mai, de ces arrêtés pris le 7 mai au lendemain des résultats de l’élection présidentielle. Voila donc l’ultime coup bas porté contre les loups par l’équipe gouvernementale qui était en place. Nous vous tiendrons au courant de nos interventions auprès du nouveau ministre de l’écologie à ce sujet.
Le 10 mai 2012 sont parus au Journal Officiel d’une part l’arrêté du 7 mai 2012 fixant le nombre maximum de loups dont la destruction pourra être autorisée pour la période 2012-2013 et d’autre part l’arrêté fixant la liste des départements dans lesquels peuvent être délimitées les unités d’action dans lesquelles des dérogations aux interdictions de destruction peuvent être accordées par les préfets concernant le loup.
Le nombre total maximum de loups pouvant être tués est de 11 contre 6 pour la période précédente.
L’article 2 du texte précise que, dès que huit loups auront été abattus (soit du fait de tirs légaux, soit du fait d’actes de braconnage), les tirs de prélèvement seront suspendus et seuls les tirs de défense seront autorisés.
Trois départements supplémentaires seront concernés : le Haut-Rhin, les Vosges et la Haute-Saône. Ils s’ajoutent aux départements des Alpes-de-Haute-Provence, des Hautes-Alpes, des Alpes-Maritimes, de la Drôme, de l’Isère, des Pyrénées-Orientales, de la Savoie, de la Haute-Savoie et du Var.
« Ce projet d’arrêté inclut des départements en cours de colonisation comme les Pyrénées Orientales, les Vosges, le Haut Rhin et la Haute Saône. Il n’est pas admissible de classer en unités d’actions des départements ou la présence de l’espèce est sporadique. Les définir ainsi revient tout simplement à empêcher l’installation de l’espèce alors que l’écosystème y est favorable.
Nous notons 12 départements inscrits alors que l’arrêté prévoit 11 prélèvements. Ce nombre a été augmenté de 3 par rapport à l’année dernière alors que les comptages « officiels » du nombre de loups n’ont pas encore été donnés. Y aurait-il 35 % de loups en plus sur notre territoire d’une année sur l’autre ?
Que l’Etat cesse cette mascarade ridicule, en infraction avec les directives européennes, et mette en place une vraie politique de prévention favorisant la cohabitation. Qu’il cesse de donner des gages au monde de l’élevage et respecte ses engagements internationaux. »
24 mai 2012
Violences sur les animaux et les humains : le lien
Violences sur les animaux et les humains – Le lien : Collectif sous la direction de Andrew Linzey. Éditions One Voice
Une conférence internationale à l’origine du projet
En 2007, sous les auspices de l’Oxford Centre for Animal Ethics à Keble College de l’université d’Oxford, se tenait la première conférence internationale sur les liens entre maltraitance animale et violence envers les personnes. Ce projet a enthousiasmé One Voice qui a placé depuis longtemps l’unicité des combats au cœur de sa ligne d’actions. Enfin ! Il existe un collectif de professionnels ayant compris l’importance de lier problématiques humaines et animales dans le cadre de la lutte contre les maltraitances. Ce projet avant-gardiste a permis la réalisation de nombres d’articles passionnants, regroupés dans « Les animaux et les humains – Le lien ». Leurs auteurs sont des spécialistes du monde entier, dans des disciplines aussi variées que la philosophie, la psychologie, la criminologie, les sciences politiques, la littérature, l’éthique, le droit, l’anthropologie, la sociologie et d’autres encore…
La direction de l’ouvrage a été confiée à Andrew Linzey, directeur de l’Oxford Centre for Animal Ethics et membre de la faculté de théologie de l’université d’Oxford, auteur de nombreux ouvrages dont Théologie animale (paru aux éditions One Voice en 2010).
Une seule violence
Le lien qui est mis en évidence est fondamental et de nature à bouleverser bien des pratiques. Il n’y a pas des « violences » mais « une » violence, celle qui est perpétrée contre les individus – humains ou animaux – en état de faiblesse, physique ou psychologique. Et la fameuse formule qui énonce que la violence engendre la violence, prend tout son sens. Car les victimes de violence sont plus enclines à en devenir elles-mêmes auteurs… Le lien entre maltraitance animale et cruauté des enfants, violence domestique, maltraitance des enfants et maltraitance des personnes âgées devient tangible. La nécessité de s’affranchir d’une distinction légale de la nature – humaine ou animale – de la victime devient une évidence.
La violence est sans discernement
Plusieurs études s’accordent ainsi à dire que lorsqu’il y a maltraitance animale au sein d’un foyer, les personnes sont également exposées à un risque. Les chercheurs considèrent en effet que la violence s’exerce le plus souvent d’abord envers les animaux, ce qui contribue à insensibiliser son auteur à la souffrance. Puis les victimes deviennent bourreaux comme l’illustrent trop d’exemples d’enfants et d’adolescents ayant pris part à des tueries. C’était le cas par exemple de Mary Bell, cette fillette de 11 ans qui a tué deux garçons de 3 et 4 ans. Elle était particulièrement violente et étranglait des chats et des oiseaux… Sa mère abusait d’elle, avait essayé de la tuer à 4 reprises et l’avait prostituée dans un contexte sadomasochiste.
Une collaboration pertinente
Preuve sans doute de la pertinence et du potentiel de la mise en évidence de ce lien, aux Etats-Unis et au Royaume-Uni, les services de protection de l’enfance et de protection animale commencent enfin à travailler ensemble. Le Links Group, à l’origine de la conférence, est une organisation qui, depuis 2001, œuvre à mieux faire comprendre les liens entre maltraitance d’enfant, maltraitance animale et violence familiale et gère le soutien d’organisations caritatives dans les domaines de l’humanitaire et de la protection des animaux. Mais la mise en commun des objectifs de ce type d’organisations est encore trop souvent inaccessible, comme s’il fallait établir une graduation de la violence qui dès lors qu’elle concernerait des humains imposerait de se désintéresser de la cause animale. Or c’est précisément l’inverse car résoudre la problématique animale est susceptible d’apporter de multiples réponses à la problématique humaine… On ne résoudra pas les problèmes de maltraitances en distinguant des types de violence en fonction de la victime.
Réhabiliter la capacité d’empathie
Au fil des pages on perçoit qu’au-delà de la violence avérée et réputée illégale voire criminelle, c’est la violence devenue habitude, voire entrée dans les mœurs qui serait à l’origine de bien des déviances. Une étude réalisée aux Etats-Unis sur un échantillon de coupables de maltraitances participant à un programme thérapeutique, « plus de 50% des hommes interrogés ont déclaré qu’ils étaient chasseurs et qu’ils possédaient des armes à feu ». De même, le contexte familial de nombreux homicides apparaît ancré dans la banalisation d’actes violents et en particulier de la mise à mort d’animaux. C’est le cas en particulier d’un nombre significatif d’adolescents devenus tueurs et dont le contexte familiale valorise la chasse comme loisir… L’éducation des enfants, qui leur apprend l’empathie comme une faiblesse à surmonter, a un impact fort sur l’évolution de notre société. Au contraire, il faudrait cultiver cette empathie naturelle et la mettre au cœur de nos modes de vie pour « réapprendre » l’humanité à l’humain…
23 mai 2012
L'Allemagne envisage t-elle de servir les intérêts des criminels de la biodiversité ?
Mardi 22 mai, Arthur keller, responsable stratégie et communication Europe de Shark Angels (ONG spécialisée dans la préservation des requins), a publié un article qui souligne fort bien les enjeux qui se dessinent derrière l'arrestation de Paul watson par la police allemande.
Cet article est un peu coton à trouver. Aussi, je me permets de te le livrer in extenso. Si ça râle, je verrai bien.
Et je te rappelle qu'aujourd'hui, c'est le SOS Day (Save Our Skipper). Toutes et tous, enfin celles et ceux qui le peuvent, devant l'ambassade (ou le consulat) allemande la plus proche.
L'article :
Paul Watson est sorti hier de prison. Sorti, oui, libre, non. Des donateurs ont réglé la caution, fixée par la Justice allemande à 250 000 euros (est-il besoin d’ajouter un point d’exclamation ?), aussi le fondateur et président de la Sea Shepherd Conservation Society est-il à présent assigné à résidence en Allemagne dans l’attente de son extradition au Costa Rica, validée par le juge. Si vous l’ignoriez, le défenseur des mers avait été arrêté et mis sous les verrous à Francfort le 13 mai, suite à l’émission d’un mandat d’arrêt costaricain relatif à une affaire datant de 2002.
On est en droit de se demander si cette histoire ne serait pas de nature politique plus que juridique, les chefs d’accusation qui pèsent sur le Canadien de 61 ans paraissant quelque peu artificiels. Les intérêts de la planète qu’il défend sont décidément peu compatibles avec ceux des ennemis qu’il s’est faits au fil des ans. Alors qu’INTERPOL a déclaré que le mandat d’arrêt costaricain n’était pas recevable, le rôle exact que joue l’Allemagne dans cette affaire est flou. Mais on peut imaginer que c’est là le début d’un scandale, et que si rien n’empêche l’extradition de Paul Watson dans les jours ou semaines qui viennent, alors cela équivaudra pour lui à la signature de son arrêt de mort.
Cette affaire pourrait en outre avoir de sinistres répercussions sur les autres causes ayant l’idée saugrenue de contrarier les intérêts financiers à court terme de quelques organisations…
En 2002, pendant le tournage du film Les seigneurs de la mer, Paul Watson et son équipage patrouillent dans les eaux du Guatemala à la demande du pays. Ils y surprennent un palangrier costaricain, le Varadero I, en pleine pêche illégale au requin et, avec l’autorisation des autorités guatémaltèques, escortent celui-ci en direction du port. Les braconniers tentent de prendre la fuite sans succès. Alors que les deux bateaux approchent de la côte, M. Watson apprend que les autorités portuaires locales ont retourné leur veste et souhaitent désormais immobiliser son navire. Il décide alors de rejoindre le Costa Rica. Là, il est accusé de tentative de meurtre par les pêcheurs du Varadero I, accusation dont le caractère mensonger sera reconnu par le tribunal après visionnage d’une vidéo de Sea Shepherd montrant l’intégralité de l’interaction avec le palangrier. Sans le moindre chef d’accusation, un juge ordonne néanmoins l’arrestation et la détention, pour une durée indéfinie, de Paul Watson. Celui-ci choisit alors de quitter le pays.
Après l’incident, le mandat d’arrêt tombe aux oubliettes et M. Watson n’est guère inquiété… jusqu’en octobre 2011, où le Costa Rica émet soudain un nouveau mandat d’arrêt sous le prétexte de violation du trafic maritime. Il est à noter que cette décision est entérinée au moment précis où la flotte baleinière japonaise décide de son côté d’intenter un procès à Sea Shepherd aux États-Unis. La connexion, si elle n’est pas démontrée, est tentante quand on sait le préjudice causé par l’ONG à la flotte baleinière japonaise, qui lors de sa dernière campagne de chasse (illégale car au cœur du sanctuaire de l’océan Austral) n’a pu ramener que le quart du quota prévu (267 baleines tuées au lieu de 1 035, soit 768 baleines sauvées par Sea Shepherd).
Il y a un peu plus d’une semaine, le défenseur des océans est donc arrêté, et cinq jours après tombe un verdict âpre, choquant par l’ampleur de la caution fixée et préoccupant quant à l’issue.
Pour beaucoup, c’est la consternation. L’histoire est aberrante. INTERPOL avait déclaré que le mandat d'arrêt ne remplissait pas les critères légaux, ce dont les États membres, Allemagne incluse, avaient été dûment informés. Cette semaine, maintes personnalités politiques ont exprimé leur indignation ; plus tôt aujourd’hui, le Sénat brésilien a officiellement dénoncé les pratiques de pêche illégale et salué le travail de l’activiste, demandant sa libération à l’Allemagne.
Cela ne suffit manifestement pas. On ne peut qu’être surpris de telles attitudes de la part de notre voisin outre-Rhin, pays à l’avant-poste de la conscience écologique, et de la part du Costa Rica, soi-disant star de l’écotourisme en Amérique latine… Qui d’autre est derrière l’affaire ? Qui peut bien en vouloir à ce point à Paul Watson ? Nous ne nous autoriserons pas de raccourcis faciles, toutefois force est de reconnaître que des intérêts financiers massifs entrent en balance.
Dans cette histoire rocambolesque aux chefs d’accusation bancals, les véritables motivations seraient-elles de nature politique ? Si M. Watson subit aujourd’hui le couperet de la Justice, on peut penser que c’est parce que son combat gêne une industrie et une contrebande extrêmement lucratives. Accaparées par quelques cartels, celles-ci génèrent des milliards (on estime que le trafic d’ailerons de requins est le deuxième trafic le plus juteux au monde après celui de la drogue) et des organisations de malfaiteurs en sont parties prenantes.
Dans le cas où Paul Watson serait bel et bien extradé, il est probable qu’il n’aurait jamais droit à un procès équitable et cela s’apparenterait vraisemblablement à la signature d’un arrêt de mort pour lui. Omniprésente au Costa Rica, la mafia taïwanaise, pour ne citer qu’elle, aurait mis sa tête à prix et aurait ses entrées jusque dans le système pénitentiaire costaricain.
Outre le côté scandaleux de l’affaire, quel signal envoie-t-elle aux défenseurs de la biodiversité, et par extension à tous les militants de causes devenues nécessaires, ces citoyens engagés qui sont autant de pierres d’achoppement pour les industries, organisations, trafiquants et mafieux qui font leurs affaires sur le dos de l’avenir ? Si l’Allemagne (et donc l’Europe) donnent l’impression de cautionner, de participer, de laisser faire, qu’est-ce que ça signifie au juste ? Que nul ne peut plus lutter contre les dérives nocives de ce monde sans encourir les foudres d’autorités biaisées, de systèmes judiciaires aux motivations et leviers litigieux, d’organisations souterraines voyoutes ?
Au delà du soutien que nous manifestons à cet homme qui dédie sa vie depuis 40 ans à l’avenir des océans – et donc au nôtre, nous tenons aujourd’hui à exprimer notre grande inquiétude pour l’avenir des belles causes et de ceux qui les incarnent. La condamnation de M. Watson et la manière dont cette affaire se déroule sont tout à fait révoltantes. Doit-on forcément faire d’un homme un martyr avant de réaliser qu’il était un grand homme ?
« Si les requins disparaissent, les océans meurent et si les océans meurent, nous mourons » dit M. Watson. Nous déclarons à notre tour : « La condamnation de Paul Watson profite in fine aux intérêts de criminels et si on sert les intérêts de criminels, que peut espérer l’homme de bien ? »
22 mai 2012
Les poules préfèrent les cages
Les poules préfèrent les cages (Bien-être industriel et dictature technologique) de Armand Farrachi-Collection : Société Civile, Yves Michel Editions
Selon la science et l’économie, nous n’avons plus à définir notre bien-être en fonction de nos besoins ou de nos rêves, mais selon les nécessités de l’industrie et des marchés.
Il y a quelques années, une étude « scientifique » sur le comportement des poules élevées en batterie concluait qu’elles n’étaient pas gênées par leur cage, mais s’y trouvaient au contraire plus en sécurité qu’ailleurs. De là à prétendre que les poules préfèrent les cages, il n’y qu’un pas. Pourquoi ne pas dire alors que les veaux préfèrent l’obscurité, les otaries les cirques, les Indiens les réserves, ou que les Hommes se plaisent dans un environnement dévasté ?
La science n’a plus pour but de comprendre le monde physique ou d’en maîtriser le fonctionnement, mais cherche désormais à justifier l’enfermement, la violence ou l’oppression. Ce livre dénonce la déshumanisation de notre société par l’industrie et les technologies.
Avec un humour froid et une ironie cinglante, ce texte s’inscrit dans la tradition polémique des siècles passés. Après sa lecture, on ne pourra plus dire : « je ne savais pas ».
Sans éthique, ni morale, l’entreprise totalitaire est déjà à l’œuvre sous diverses formes : génie génétique, pouvoir technologique, pollution et destruction de la nature, manipulation des consciences.
Nous sommes dès à présent menacés par une nouvelle forme d’oppression, en attendant peut-être l’élimination progressive de tout ce qui est vivant...donc gênant.
Un pamphlet particulièrement corrosif et critique !
Un manifeste essentiel pour prendre conscience des enjeux posés par les impératifs financiers de l’industrie, et pour un sursaut de conscience.
21 mai 2012
23 mai : journée internationale de soutien à Paul Watson
A l'occasion de la visite du président du Costa Rica en Allemagne et afin de maintenir la pression sur les plus hautes autorités du gouvernement allemand (notamment le ministre des Affaires étrangères et la ministre de la Justice), Sea Shepherd Conservation Society appelle tous les soutiens de Paul Watson à se rassembler devant l'ambassade allemande(ou le consulat) la plus proche de chez eux de 11 heures à 13 heures, le mercredi prochain 23 mai et à faire entendre leur voix pour exiger l'arrêt de la procédure d'extradition.
20 mai 2012
Il ne suffit pas à notre espèce d’avoir décimé la plupart des autres espèces, il lui faut encore justifier le massacre
Pierre Jouventin est cet éthologue et écologue, ancien directeur de recherche au CNRS, spécialiste international des oiseaux et des mammifères, qui a élevé un bébé loup dans son appartement en 1975.
De cette expérience pleine d'enseignements, il en a tiré un magnifique livre, Kamala, une louve dans ma famille, paru chez Flammarion.
Je te livre un texte inédit mis en ligne sur le site consacré à ce livre (http://kamala-louve.fr). Je le trouve particulièrement pointu dans la démolition de préjugés qui font le socle du spécisme.
'Le point d’achoppement central reste toujours celui du langage’ Dominique Lestel (L’animalité)
LES ANIMAUX POSSEDENT-ILS UN LANGAGE ?
Cette question est en soi une réponse puisque dans langage, il y a langue, c’est-à-dire au sens non anatomique la particularité majeure de l’espèce humaine. Il est bien évident que celui qui formule la question en ces termes souhaite que l’on conclue en affirmant une fois encore que notre espèce est le seul être vivant à posséder un ‘véritable’ langage, ce qui démontre sa supériorité sur le règne animal.
Ce type de raisonnement est aussi subjectif que celui qui consisterait, dans une société de baleines, à organiser un débat autour du thème « Les autres espèces possèdent-elles une taille comparable à la nôtre ? ». Et même, cette formulation serait plus honnête car parler ‘d’autres espèces’ est autrement plus exact que parler d’‘animaux’, en sous-entendant que l’Homme n’a rien de commun avec ses ‘frères inférieurs’ selon l’expression de Michelet.
Le fait, d’une part d’avoir mis dans la même catégorie animale des espèces aussi différentes qu’un ver de terre, une huître, une éponge (c’est un animal) et un chimpanzé, d’autre part d’avoir classé dans des catégories distinctes des êtres vivants aussi proches que le chimpanzé et l’homme n’est pas neutre et pose aujourd’hui problème, pas seulement moralement mais scientifiquement.
Le chimpanzé est séparé de l’homme par 1,23% de divergence génétique et tous deux sont séparés du gorille par 2,3%. Les analyses d’ADN -même si elles doivent être complétées par d’autres critères- montrent aussi que le plus proche parent du chimpanzé n’est pas le gorille mais l’homme et un autre chimpanzé reconnu récemment, le Bonobo.
Je me souviens de l’abîme de perplexité dans lequel j’avais plongé des étudiants de l’Université de Vincennes en leur posant cette anodine question : ‘L’homme est-il un animal ?’. Un blasphème provoquerait aujourd’hui moins d’effet dans une église.
Pourtant, d’après la définition du Petit Larousse, un animal est un ‘être organisé, doué de mouvement et de sensibilité, et capable d’ingérer des proies solides à l’aide d’une bouche’. Il devrait donc être incorrect de réserver le mot ‘animal’ aux espèces autres que l’homme. En fait, cette licence est admise du fait de notre héritage culturel car les grecs ne connaissaient pas les grands singes et ils ont défini l’humain par opposition à l’animal (‘Barbare’ signifiait en grec ‘étranger’ et ceux qui ne parlaient pas leur langue étaient considérés comme quasi-animaux). Cette opposition et ce mépris des autres fondent toujours notre civilisation occidentale mais pas les autres cultures.
Jusqu’au début du XVe siècle, les anthropoïdes étaient inconnus en Eurasie et l’homme, sur le plan de la raison et de l’affectivité, était séparé des non-humains par un fossé autrement plus grand que de nos jours. Cette définition de l’homme, qui est remise en question par bien des auteurs comme Philippe Descola auteur de ‘Par delà nature et culture’, est donc discutable et traduit bien la répugnance qu’ont la plupart des humains – aussi libérés des préjugés qu’ils croient être – à se mettre sur le même plan que les autres êtres vivants.
De même que l’on excluait, il y a peu, les noirs de l’espèce humaine – ce qui ne posait pas de problème même à Voltaire qui spéculait sur la vente des esclaves –, on refuse d’accepter l’évidence que l’homme est un animal.
Pourtant, l’espèce Homo sapiens ne nous parait si importante que parce que nous en faisons partie. Linné, dans la première classification connue des êtres vivants, classait le chimpanzé dans le même genre Homo que nous et la biologie moléculaire a montré que son analyse était la bonne, l’homme étant génétiquement beaucoup plus proche des chimpanzés qu’on le supposait. C’est dans les 1,23% de différence que se trouve toute notre spécificité humaine, ce qui ne lui enlève rien mais la relativise. L’homme moderne ironise sur l’époque où l’on croyait que toutes les planètes tournaient autour de la terre mais il continue à se croire le centre du monde, le roi du monde animal , l’aboutissement et le sommet de l’évolution. Il est vrai que les baleines -qui ne parlent pas mais chantent- ne sont pas prêtes à organiser un congrès pour dire le contraire. Ne serait-ce que parce qu’elles ont été pratiquement exterminées.
L’Histoire a toujours été écrite par les vainqueurs… Il ne suffit pas à notre espèce d’avoir décimé la plupart des autres espèces, il lui faut encore se donner bonne conscience et justifier le massacre. Pour se mettre hors concours, il lui faut introduire une différence de nature entre soi et les autres.
Il n’y a pourtant pas si longtemps, les Autres se trouvaient dans une vallée voisine, derrière une montagne, de l’autre côté d’un fleuve, ils parlaient une autre langue, pratiquaient une autre religion ou avaient une autre couleur de peau. Il est vrai que de savants ethnologues expliquaient ou expliquent encore, en croyant énoncer des vérités scientifiques, que ces sociétés qualifiées de ‘primitives’ ne possèdent pas l’écriture ou la roue ou la notion de Dieu, ce qui démontre notre supériorité et autorise toutes les exploitations, tous les mépris.
Aujourd’hui, le racisme -ici le ‘spécisme’- n’est plus de mise et les Autres, ce sont les Bêtes, qui, comme leur nom l’indique, ne peuvent pas posséder l’intelligence, ni le langage, ni la faculté d’abstraction, ni l’outil, ni le pouce opposable aux autres doigts, ni la station debout, ni la bipédie bref aucune des caractéristiques de l’Homme… Or la science moderne a confirmé que tous ces critères -qui ont été choisis car ils semblaient constituer nos supériorités et donc le Propre de l’Homme- existent tous chez les animaux même s’ils sont moins développés.
On en revient toujours à la différence de degré et non de nature entre l’homme et les autres espèces, comme l’affirmait Darwin il y a un siècle et demi. Rien n’empêche pourtant de juger, si on veut absolument être uniques dans le monde vivant, que cette minuscule différence génétique entre l’homme et son plus proche parent, le chimpanzé, est fondamentale pour notre identité puisque c’est en elle que se trouvent inclus le langage et tous les caractères où nous excellons…
19 mai 2012
Trafics d'indulgences écologiques au profit des bétonneurs
Le coeur d'une ville...hélas-Jean-marc Sérékian-Éditions Le passager clandestin
Votre ville « attend son tram » ? Vinci, Bouygues, Eiffage « aménagent votre cadre de vie »? Une nouvelle Ligne Grande Vitesse « desservira bientôt votre région »?
Vous vous interrogez sur la nécessité de tels projets ? Sur leur coût environnemental ? Sur leur impact sur votre vie quotidienne ?
Vous ne vous souvenez pas avoir été consultés préalablement à leur mise en œuvre ? Lisez ce livre. Des millions de français assistent ainsi chaque jour à la transformation de leurs territoires par ces « grands projets » dont la neutralité est plus que douteuse.
Ce texte est le fruit des observations de l’un d’entre eux.
À Tours, les travaux préparatoires à l’installation du futur tramway entraînent, à partir de 2009, la destruction systématique du patrimoine arboré. Devant la disparition brutale des arbres de sa ville, l’auteur s’interroge sur ce nouvel engouement pour « l’écomobilité durable ». Le tramway se révèle être le Cheval de Troie d’une nouvelle conception de la ville. Il y impose des parcours et des espaces de sociabilité balisés, y introduit la vidéosurveillance et la « prévention situationnelle », tandis que la majeure partie de l’espace public est concédée à des multinationales au nom du « partenariat public-privé ».
La multiplication de ces chantiers urbains ou périurbains aboutit ainsi à la production d’une humanité « hors sol » dont les désirs et la force de travail sont capturés dans des villes-machines, tout entières dédiées à la croissance économique.
À travers le cas singulier de Tours, cet ouvrage dévoile les logiques de contrôle du vivant à l’oeuvre derrière les politiques modernes d’urbanisme.
18 mai 2012
Free Paul Watson
Mercredi 16, le procureur général auprès de la cour d'appel de Francfort a requis un mandat d'arrêt préléminaire contre Paul Watson, ce qui a allongé modestement les délais de recours de la défense. Ces délais ont été augmentés d'une journée car le jeudi de l'Ascension est un jour férié en Allemagne.
Ce vendredi, c'est donc le jour de la dernière chance pour faire pression sur les deux ministres susceptibles de mettre fin à la procédure engagée depuis la mise en détention de Paul Watson. Ces deux ministres sont Sabine Leutheusser-Schnarrenberger, en charge de la justice et Guido Westerwelle, en charge des affaires étrangères.
Même si tu as déjà signé une pétition ou envoyé un courriel à l'un ou l'autre de ces hauts responsables, il convient de renouveler ton action.
Un message court demandant la libération de Paul Watson suffira.
Les adresses : guido.westerwelle@bundestag.de et sabine.leutheusser-schnarrenberger@bundestag.de
17 mai 2012
Arrestation de Paul Watson : et si les autorités allemandes avaient fait du zèle ?
La situation de Paul Watson se complique. Hier, mercredi 16 mai, le procureur général auprès de la cour d’appel de Francfort a requis un mandat d’arrêt préliminaire pour permettre l'extradition vers le Costa Rica. Paul Watson est toujours en détention.
Fait inhabituel, le procureur général a souligné cependant que la ministre de la justice et/ou le ministre des affaires étrangères avaient le pouvoir de bloquer la procédure si des considérations politiques l'emportaient sur le droit.
Le Costa Rica a maintenant 90 jours pour déposer un dossier en bonne et due forme auprès de la justice allemande.
On peut être assuré que si Paul Watson est extradé, le procès qui suivra sera tout sauf équitable et de toute façon, sa sécurité ne sera pas garantie. La mafia locale saura lui faire payer ses interventions. Le fric permet d'acheter toutes les complicités et d'autoriser toutes les corruptions. Le marché des ailerons de requins est tellement juteux que la mafia locale n'hésitera pas à se débarrasser de Paul Watson.
Si tu vas sur le site d'Interpol (http://www.interpol.int/News-and-media/News-media-releases/2012/N20120514), l'information, datée du 14 mai, qui est en ligne est étonnante. Elle dit en résumé que l'organisation n'avait pas envisagé de donner un avis rouge recommandant l’arrestation de Paul Watson car son bureau des affaires légales n’était pas convaincu que la demande soit en accord avec la constitution et les règles d'Interpol.
La police allemande aurait-elle fait du zèle en arrêtant Paul Watson à l'aéroport ?
16 mai 2012
Demandons la libération de Paul Watson !
Il y a peu de temps pour inviter la ministre fédérale de la justice, Sabine Leutheusser-Schnarrenberger, à rendre sa liberté à Paul Watson et à ne pas répondre ainsi à la demande d'extradition formulée par le Costa Rica.
Tu peux lui écrire directement dans ce sens à cette adresse (en restant courtois) : sabine.leutheusser-schnarrenberger@bundestag.de
Ou, c'est plus commode, tu as la possibilité de signer la pétition demandant la remise en liberté de Paul Watson. Aussitôt ta signature ajoutée, aussitôt elle sera communiquée à la ministre.
C'est ici qu'il faut aller : http://www.thepetitionsite.com/663/009/291/release-paul-watson/
15 mai 2012
Paul Watson est toujours en détention
Communiqué de Sea Shepherd france
Paul Watson a été arrêté hier en Allemagne en vue d’une extradition vers le Costa Rica. La police allemande a déclaré que le mandat d'arrêt du Capitaine Paul Watson était justifié par une allégation de violation de la circulation des navires au Costa Rica, qui a eu lieu pendant le tournage de Sharkwater (Les Seigneurs de la Mer) en 2002.
L’incident spécifique de "violation de la circulation des navires" a eu lieu en haute mer dans les eaux du Guatemala, où Sea Shepherd a découvert une opération illégale de découpe d’ailerons de requins (shark finning), dirigée par un navire costaricain appelé le Varadero. Sur ordre des autorités guatémaltèques, Sea Shepherd a demandé à l'équipage du Varadero de cesser ses activités de finning et l’a ramené au port pour qu’il soit poursuivi par la justice. Pendant l’escorte du Varadero jusqu’au port, les rôles se sont inversés et une canonnière du Guatemala a été envoyée pour intercepter l'équipage de Sea Shepherd. L'équipage du Varadero a accusé les membres de Sea Shepherd d'avoir tenté de les tuer, alors que les images prouvent que c’est parfaitement faux. Pour éviter la canonnière du Guatemala, Sea Shepherd a mis le cap sur le Costa Rica, et a découvert d’autres activités illégales de finning, où des milliers d’ailerons de requin séchaient sur les toits de bâtiments industriels.
Les écologistes du monde entier souhaitent que le Costa Rica abandonne les accusations portées contre le Capitaine Watson. Il est d’ailleurs probable que les accusations aient déjà été abandonnées, mais Sea Shepherd n’a pas été capable de se le faire confirmer par les officiels costaricains. Le Costa Rica, connu pour sa biodiversité si riche, ne peut pas ne rien faire pour protéger les requins, qui sont en haut de la chaîne alimentaire et dont on sait qu’ils assurent l’équilibre écologique des océans.
En prison, le Capitaine Paul Watson est assisté par le vice-président du Parlement Européen Daniel Cohn-Bendit et José Bové, député européen. Nous espérons que ces deux honorables personnalités parviendront à faire libérer le Capitaine Paul Watson avant que ce non sens n’aille plus loin.
Les militants de Sea Shepherd dans toute l’Europe se mobilisent également pour soutenir le Capitaine Paul Watson.
Comme le sort des requins devient de plus en plus préoccupant, Sea Shepherd Conservation Society va débuter une nouvelle campagne de protection des requins en 2012. Julie Andersen, fondatrice des Sharks Savers et des Shark Angels va prendre la tête de la campagne mondiale de Sea Shepherd pour sauver les requins de l'extinction.
Sea Shepherd va utiliser son expertise et son expérience, ainsi que l’aide des médias, afin de permettre aux gens partout dans le monde de ne pas oublier leurs requins - un animal essentiel à l'environnement et l'économie.
Sea Shepherd offre son assistance aux pays du monde entier pour faire respecter les lois nationales et internationales, pour mettre fin à l’impitoyable braconnage, patrouiller dans les sanctuaires marins attaqués, et mettre en œuvre des défenses de haute technologie en renforçant l'autonomisation des populations locales par la formation et en leur fournissant les ressources nécessaires pour participer à cette bataille. Sea Shepherd livrera également une guerre de l'opinion publique, en partageant tout ce que nous savons sur cet animal si méprisé.
Notre première étape se fera dans le Pacifique Sud, où l'équipage se dirigera en juin.
"Nous avons toutes les lois dont nous avons besoin pour protéger les requins. Maintenant, nous allons tirer parti de nos ressources et de notre expertise pour aider les pays à travers le monde pour les faire respecter. Utilisant les Galápagos comme modèle, nous irons là où l’on aura besoin de nous pour faire appliquer les lois en développant des stratégies et en formant les populations locales à défendre leurs requins, et ce pour une mise en application dans le monde entier." Julie Andersen, directrice de la campagne requins.
14 mai 2012
Paul Watson - Entretien avec un pirate
Alors que Paul Watson, arrêté samedi 12 à l'aéroport de Francfort, est toujours détenu par les autorités allemandes en vue de son extradition au Costa Rica, rappelons que le 9 mai dernier est sorti ce livre d'entretien conduit par Lamya Essemlali, présidente de Sea Shepherd France.
Voici ce qu'en dit l'éditeur (Glénat, collection Hommes et Océans) :
Parce qu’un castor avec qui il s’était lié d’amitié est tué par des trappeurs, le jeune Paul Watson âgé de onze ans écume les alentours de son village du Nouveau-Brunswick pour trouver et détruire les pièges…
C’est le point de départ de quarante ans d’activisme pour celui que le Time Magazine désignera en 2000 comme l’un des plus grands héros écologistes du xxe siècle !
En 1969, à tout juste dix-huit ans, Paul Watson devient le plus jeune cofondateur de Greenpeace.
C’est aussi le premier homme à s’interposer entre une baleine et un harpon.
En 1977, il quitte Greenpeace pour fonder Sea Shepherd Conservation Society (berger de la mer) qui devient dès lors l’organisation de défense des océans la plus combattive au monde : une dizaine de baleiniers illégaux coulés à quai, plusieurs navires éperonnés en mer, des centaines de longues lignes et de filets dérivants confisqués, plus de deux cent cinquante expéditions dans toutes les mers du monde…et des centaines de milliers d’animaux marins sauvés.
Jamais aucun blessé, jamais aucune inculpation retenue mais pour ses opposants, Watson n’en est pas moins un "pirate", un "écoterroriste" – y compris pour ceux qui dirigent le Greenpeace d’aujourd’hui. Pour ceux qui, en revanche, pensent que "les pétitions et les banderoles ne suffiront pas à sauver les océans", il est un véritable héros.
À tous ses détracteurs Paul Watson ne répond qu’une chose: "Trouvez-nous une baleine qui désapprouve nos actions et on vous promet de raccrocher !
13 mai 2012
Une sélection de livres jeunesse sur le thème des animaux
Ce n'est pas souvent que je fais la promotion d'un blog ailleurs que dans la rubrique des liens amis. C'est même rare. Mais celui que je t'invite à visiter vaut vraiment le détour et mérite ton attention.
Libr'Animo, nouveau sur la blogosphère, sélectionne et met en avant des livres jeunesse sur le thème des animaux.
Nicole, qui anime ce blog, retient bien sûr les titres qui mettent en scène des animaux mais pas seulement. Elle choisit ceux qui font naître des idées, des valeurs et les font évoluer.
Il est ici : http://libr.animo.over-blog.com/
12 mai 2012
Max Roustan va-t-il serrer la main à l'éventreur de Séville et boire un coup avec lui ?
La ville d'Alès se prépare, pour la feria de L'Ascension, à accueillir comme il se doit un vrai pourri, une magnifique ordure, l'éventreur de Séville lui-même.
Max Roustan, le maire d'Alès, ne peut pas faire comme s'il ne connaissait pas Rui Fernandes. Le 29 avril dernier, cette tête de con a laissé son cheval, Xelim, se faire étriper sur le sable de la plaza de toros de la Real Maestranza de Séville. On en a beaucoup parlé, on en reparle encore, les images se suffisant à elles-mêmes pour illustrer la cruauté de la corrida de rejon.
Le cheval à la fête ? Tu parles Charles ! Seule une poignée de pervers peut prendre son pied à mater un cheval perdre ses intestins au centre d'une arène.
Rui Fernandes compte venir exercer ses talents de bourreau la semaine prochaine à Alès puis à Istres le 17 juin.
Le CRAC-Europe organise toute une série d'actions les 19 et 20 mai prochains. Notamment deux manifestations le dimanche.
En attendant, tu peux demander à Max Roustan s'il n'est pas à l'étroit dans ses pompes pour souhaiter recevoir, en sa ville, l'éventreur de Séville. Tu peux même lui suggérer, en passant, d'annuler carrément cette corrida à cheval.
Ainsi, Rui Fernandes n'aurait aucune raison de venir à Alès.
Quelle curieuse idée de faire venir des tueurs ! Même déguisés, ça reste des tueurs.
Les coordonnées de la mairie d'Alès :
Mail : communication@ville-ales.net
Accueil : 04 66 56 11 00
Secrétariat du maire : 04 66 56 42 88















